UNE COLLECTION RARE DE VIEUX MILLESIMES


Dès sa sortie de l’alambic, l’Armagnac est logé dans des chais, en fûts de chêne appelés « pièces » d’une contenance de 400 à 420 litres. Le bois de ces fûts provient des forêts de Gascogne ou du Limousin. Le vieillissement dans le chêne permet aux eaux-de-vie de s’affiner et de s’enrichir à la suite de réactions complexes au cours desquelles les matières tanniques et aromatiques du bois se dissolvent dans l’alcool.
Les eaux-de-vie jeune restent en pièces neuves jusqu’au moment où le maître de chai estime que l’extraction est optimale. Elles sont ensuite transférées dans des fûts plus âgés pour terminer les transformations amorcées. Pendant toute la durée du vieillissement, le degré alcoolique diminue progressivement par évaporation de l’alcool : c’est la fameuse « part des anges ». Il faut plus de 10 ans de fût pour commencer à commercialiser un millésime. Quand le maître de chai considère les eaux-de-vie à leur apogée (parfois au bout de plus de 50 ans de vieillissement), il les met sous verre.
Les « Dames-Jeannes » , grosses bonbonnes généralement utilisées pour conserver ces beaux armagnacs, sont ensuite précieusement stockées dans les « paradis »…